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in reply to Claire Mathieu

😱 Depuis quand un gouvernement peut-il décider de ce que les scientifiques peuvent ou ne peuvent pas publier??

Since when can governments decide what should be published or not by scientists??

Resist the censorship!!
#UsPol #Science #ScientificPublication

in reply to El Duvelle

@elduvelle J'ai récemment parlé à un collègue aux US qui a de lui-même demandé qu'on change le titre de son exposé -- il ne contenait pas de mot de la liste des mots interdits, mais un mot dont il craignait qu'il ne soit ajouté à la liste, et que cela ne compte contre lui pour sa prochaine demande de contrat.

De tels petits arrangements peuvent sembler inoffensifs (ou même prudents), mais ils sont délétères pour l'avenir.

in reply to Claire Mathieu

@elduvelle les gens courent après leurs demandes de grant déposées avant le changement de régime, pour faire effacer les paragraphes DEI (qui étaient nécessaires auparavant pour que le projet passe...)
in reply to Le Néandertal sous benzo

@HydrePrever
Bientôt on y verra " je promets que je ferai ce qui est en mon pouvoir pour supporter un environnement hostile, discriminant, sexiste et raciste " 👍🙃
in reply to El Duvelle

@elduvelle Ben… c'est déjà le cas en france depuis les années 2000. Le politique décide de ce qui est finance ou pas. Les scientifiques sont forcés (par peur de la précarisation) de s'aligner sur les modes qui traversent le petit monde de l'administration étatique. Mécaniquement, il s'agit déjà d'une forme de censure, qui touche non seulement les études et leurs publication, mais aussi les gens eux-même.
in reply to Jean-Bi au BIOS Boisé

ça n'est pas du tout la même chose.. Lorsque l'on publie en France ou ailleurs on ne vérifie pas une liste de mots interdits à ne pas utiliser dans l'article!

@clairemathieu

This entry was edited (2 weeks ago)
in reply to El Duvelle

@elduvelle Ça n'est pas *exactement* la même chose, mais sur le fond c'est tout à fait similaire, à la subtile nuance près qu'on s'auto-censure *avant* la publication, au moment de décider ce sur quoi on travaille.
in reply to Jean-Bi au BIOS Boisé

@nojhan
Je ne suis pas d'accord, du tout :)
Oui, il est vrai que pour obtenir des financements de recherche on doit s'adapter un minimum aux thèmes nationaux. Mais cela n'empêche pas de faire des projets parallèles sur exactement ce que l'on a choisi, et de les publier avec le language de notre choix, et une fois que le financement est obtenu les chercheurs ont toute latitude pour décider de l'implémentation des projets. Même un chercheur CNRS sans financements autre qu'un salaire peut choisir de travailler sur les sujets de son choix. Personne ne contrôle les sujets de recherche qui sont publiés et personne ne filtre en fonction de l'idéologie du gouvernement actuel, en Europe en tout cas.

Dire que c'est la même chose est une manière de minimiser ce qu'il se passe aux US alors qu'on devrait au contraire le dénoncer de manière très claire!

in reply to El Duvelle

@elduvelle Je ne suis pas d'accord du tout non plus.

Les états européens censure de fait les sujets de recherche, car (à part les informaticiens), pas grand monde ne peut bosser sur son seul salaire, et il n'y a en pratique plus de fonds propres.

Refuser de le voir, c'est refuser de voir comment ce qui est arrivé aux USA va arriver en europe. On a laissé faire la destructuration de la recherche libre avec les outils que les fascistes ont beau jeu d'utiliser maintenant.

in reply to El Duvelle

@El Duvelle @Claire Mathieu Ça va encore plus loin que de décider de ce que les scientifiques peuvent publier.

Le décret 14168 a aussi forcé le National Cancer Institute à supprimer du NCI Thesaurus (NCIT) tous les termes relatifs à l’identité de genre (exemple : evsexplore.semantics.cancer.go…).

Or le NCI Thesaurus, c’est l’une des principales ontologies utilisées dans le domaine biomédical (pas seulement la cancérologie, contrairement à ce que le nom pourrait faire croire) pour représenter des données cliniques.

Concrètement, pour tous les projets de recherches qui dépendent du NCIT, il n’est désormais plus possible de représenter dans leurs données la seule existence de personnes transgenres.

in reply to Damien Goutte-Gattat

@dgouttegattat oui bien sûr.. La science aux US est en train de se faire détruire par de multiples approches.. Celle que je mentionne n'en est qu'une parmi d'autres mais je la trouve particulièrement choquante dans sa clarté et aussi du fait que ce n'est pas le gouvernement (ou "DOGE") qui détruit directement mais dans ce cas c'est une maison d'édition qui choisit de collaborer en avance..
in reply to El Duvelle

in reply to Damien Goutte-Gattat

J'ai du mal à croire à 2), même pour un anti-DEI extrême les "mots interdits" sont tellement stupides.. par exemple "female" est interdit (mais pas "male") ce qui n'a rien à voir avec le DEI..

Enfin, peut-être, dans ce cas précis il semble qu'ils aient laissé passer "female" donc 🤷

This entry was edited (1 week ago)
in reply to Claire Mathieu

Où l'on se rend compte que les scientifiques sont déjà sur la ligne de front, face à la coulée fasciste. Déjà dans la réalité des dilemmes et choix, éthiques et moraux.
in reply to Zack

Plutôt que de commenter leur décision, qui est toute leur, on peut se poser dès maintenant la question : " ça va arriver. Un jour, j'aurai le choix d'obéir à un ordre, ou une requête, une demande où mes principes, mes valeurs seront en balance avec mon souhait de sécurité, la mienne et celle de mes plus proches. Que ferai-je ce jour-là ?"
in reply to Zack

@zack C'est précisément le sens de ma question. Pour nos collègues ce jour est déjà là.

Il me semble que c'est là que les réponses collectives, si elles pouvaient s'esquisser, auraient le plus de valeur.

Individuellement, le choix a peu d'impact sur la société et les conséquences individuelles sont potentiellement graves, mais collectivement c'est le contraire je crois. Mais pour cela il faut agir de façon unie, et comment construire une réponse collective lorsque le cadre n'existe pas ?

@Zack